Photographier des animaux sauvages dans leur environnement ne s’improvise pas!

Cela faisait un certain temps que je voulais le faire, mais n’avais pas vraiment idée par quel bout le prendre. Il me semble, encore aujourd’hui que je ne suis pas prêt pour les affûts d’une journée, et pour moi la photo animalière ce n’était que ça : planté dans un abri de fortune fait de branches et de feuillage, envahi par les bestioles, et pourquoi pas quelques araignées qui vous grimpent dans le cou. Je n’aime pas les bestioles, enfin pas encore. C’est grâce à la complicité de deux amis passionnés de photo que mon initiation à vu le jour. Le format était idéal pour moi : aller-retour dans la journée, et pas d’affût avec bestioles!

C’est donc un peu avant 6h00 du matin que nous avons quitté de Bordeaux, direction le pays basque, juste derrière la frontière, en terre Espagnole. Je n’ai pas eu de difficulté à préparer mon attirail, mes amis expérimentés m’avais préparé une check-list, je pense de peur d’avoir un boulet à trainer, le genre qui débarque en claquettes, sans flotte ni sandwich. Bref, nous voilà tous les trois partis pour 3 heures de routes en direction du sud.

Nous sommes arrivés à la levée du jour, accueillis par un superbe soleil levant : « la journée s’annonce bien! »

Depuis le parking, il a fallu un quarantaine de minutes de marche dans un chemin de chèvre, je vous prie de me croire que ce n’était pas une promenade de santé.

Arrivé à destination nous avons fait un premier galop d’essai en nous postant sur un piton rocheux qui surplombait une falaise. La face est du piton étant dans l’ombre nous avons rapidement changé de coin à la recherche d’un point de vue et d’une exposition plus propices à nos prises de vue. C’est avec l’insistance d’Hervé que nous nous sommes hissés au sommet d’un rocher surplombant la vallée. Nous étions entourés pour un apic de plus 800m, idéal pour ce que nous cherchions à faire mais pas pour celui qui a le vertige.
Je vous livre ici les meilleurs clichés de cette mémorable journée, la première du genre pour moi. Les vautours sont les plus grands des rapaces d’Europe. Ceux que nous avons observé sont des vautours fauve. Ce sont de très gros oiseaux, avec une taille de 1 mètre environ et 2,50 mètres cinquante d’envergure pour les adultes. Ils sont d’excellents vol planeurs mais bien maladroits une fois à terre. Nous n’avons pu les photographier qu’en vol pour ainsi dire, les seuls clichés au sol étant pris de très loin. Voilà, je renouvellerai sans en douter cette merveilleuse expérience, car au-delà de la prise de vue elle-même tous les a cotés sont très plaisants : ballade dans la nature, pique nique, convivialité, silence des espaces reculés…

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